Duplain vu par ses contemporains

« On le reconnaît de loin, cet artiste au corps d’athlète, même au milieu de la foule. Impossible de ne pas remarquer immédiatement ces larges épaules, cette tête puissante sous le feutre à larges bords. […] Il vient sans se presser. Il a le visage aussi rose que celui d’un enfant. La bouche est railleuse, la lèvre sensuelle. Mais c’est l’œil surtout qui nous plaît, un œil auquel rien n’échappe et qui parfois se ferme à demi pour mieux enregistrer ce qu’il voit. L’œil est grave devant un paysage ; il admire. Il s’illumine d’un sourire amusé quand il regarde évoluer les hommes. […] Duplain est carré d’épaules. Il est grand, fort. Il y a quelque chose de décidé dans sa démarche. L’homme sait où il va; il sait ce qu’il veut. […] Il est la franchise même. Il est bon juge. »
Jules-Jérémie Rochat, rédacteur en chef du Journal du Jura, auteur d’une monographie consacrée à Ami-Ferdinand Duplain (1943, p. 9).

« D’une cordialité massive, d’un langage frustre et dru, d’une franchise parfois brutale. […] Il se montre et se donne tel qu’il est, sans détour, sans réticence, sans arrière-pensée. »
« Le peintre A.-F. Duplain », dans Le Pays, Porrentruy, janvier 1943.